À la demande de merryl j’ai pratiqué l’encre de chine, celle que j’affectionne pour remplir du papier, sur un bout d’elle.
Partir sur un Haïku de Hosai que voici :
Au milieu du brouillard épais
Le bruit de l’eau
Vers lequel je me dirige.
Ci après le résultat :
Avis !
Nous, Artistes, habitants, occupants, rêveurs de la friche RVI, vous convions à un baroud d’honneur aux dates sus mentionnées.
Une pré sortie de cette usine qui nous a vu 8 années créer, inventer, essayer.
venez, soyez là.
programme détaillé bientôt sur le site de la FRICHE RVI
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Le programme : ici
Le Navire sur lequel je suis tant mousse que capitaine navigue ces instants derniers,
las, la coque percée ici, là,
plusieurs mats brisés,
mais hardi ! les compagnons sont toujours autant remontés !!
et Yo-ho et une bouteille de… jus d’orange pour moi !
ici
Aujourd’hui nous avons, avec le collectif dont je fais partie, fait un petit Workshop improvisatoire, musiques electroniques, arts plastiques, poésie, batterie…
pour ma part, j‘étais macbook + tablette graphique et webcam + imprimante mini polaroid… une thématique était : Automutilation, une autre : le pouvoir aux organes…
j’ai donc fabriqué ces quelques images ci après…
Prenant des photos de mon corps, de celui des autres, pis aussi des images prises sur internet pour compléter…
un peu dans l’idée des jeudis improvisés
Préambule :
La Friche Artistique Autogérée RVI ouvre un peu ses portes, avant de devoir les fermer définitivement ?
En effet ce lieu que certains, certaines d’entre vous connaissent un peu ou beaucoup,
est voué à la destruction dans les mois à venir,
pour être remplacé par un projet urbain du quel nous sommes plutôt écartés.
Pour l’instant ni vraiment le dialogue ni le travail en partenariat,
ne sont satisfaisants et nous ne savons toujours pas,
à date du 31 juillet comme départ évoqué,
où diable les plus de 200 artistes et assimilés que nous sommes en tout pourront travailler.
Pour vous en parler en terme de chiffres, d’ailleurs,
(ils aiment ça les chiffres…)
il faut noter qu’il y a chaque année plus de 500 artistes et techniciens qui viennent
travailler, répéter, construire des décors, échanger, faire des stages,
plus quelques employé-es, chargé-e de diffusions,
qu’il y a deux ateliers de sérigraphie, un de gravure,
un grand nombre donc de studios de répétition dont au moins deux qui peuvent enregistrer,
deux salle de résidence, dont une aux conditions de scène,
qu’il y a un très bel et grand atelier vélo autogéré et ouvert à toutes et tous,
et tant d’autres choses, et d’autres trucs…
et que donc il va falloir reconstruire tout cela, ce qui nous avait pris 8 ans.
Comme dans beaucoup de grandes villes, notre maire ne donne-t-il pas assez de pouvoir à ses subalternes ?
(ah… les limites de la démocratie patriarcale !!)
Ne s’intéresse-t-il donc qu‘à la culture mainstream (en bon français) et aux GROS évènements ?
Ne peut-il subsister que des friches artistiques institutionnelles ?
(Et par le fait, peu vivantes, vibrantes ?)
Vous dire donc que nous nous trouvons dans une situation qui exigera du soutien moral,
car la chronique de la mort annoncée d’un lieu comme le notre,
alternatif, underground et aussi grand public, malheureusement pas ouvert à celui ci
(normes de sécurité, quand vous nous tenez…)
n’est pas une chose agréable à vivre ni à tenir…
—————————— ça c‘était l’aspect “communiqué”
—— Pis là les événements :

Gasp et Hostie de calice de crisse de moi !
Je suis en retard en maudit dans la finition de ce carnet de voyage !!!!!!!!!
Rentré à maison depuis le 5 mai, je range, me lance dans le ménage de printemps, la finition de l’album Little Joséphine pis tout un tas de trucs et de machins qui s’amoncellent…

Sacrifice c’est tu quèquechose un retour au bercail !!!
bref et tournicoton, on va faire tout ça bientôt !!
Pis aussi bientôt une nouvelle section : CUISine !!
avec tout un tas de recettes végétariennes de mon cru (ah ah !!)
keep in touch mesdames et messieurs !
mince, zut et flute !
voilà donc que je vais partir le 2 mars sur un autre continent,
aller voir les cousins du québec…
C’est pas une mince affaire, y a quand même 1h30 d’avion (jet lag enlevé, hein…)
Mais sacré d’bon soir, qu’est-ce que je vais bien faire là bas :
allongé au sol
seule la ligne électrique
la fin de cet hiver
bleu parsemé et soleil qui s’annonce
ce matin je sais le renouveau
si tant même que le béton
le doux vivre
notr’ urbaine bohème
lyon, friche artistique rvi
Et bien voilà, une nouvelle année chinoise commence aujourd’hui !
Je vous la souhaite bonne et sereine, y en aura besoin, les astrologues chinois d’internet nous la prédise bouleversée, changeante et chargée en émotions !
moi, aujourd’hui, j’en pense pas grand chose, sinon ça :

avec une bonne année aux amoureux, aussi !
Les 5,6,7 Février 10 se tiendra à la boulangerie du Prado le 1er X-situ
little joséphine, ma chère little joséphine est enfin lisible…
Il est vrai que parfois il semblait un peu ardu de la suivre, de là à la lire…
alors un pédéhèf pour cela, afin de voir où elle en est, et nous avec…
ici :
l’odeur douce d’une amie laissée
sur le vêtement
tout à l’heure prêté
ainsi me revient celle
de cet autre ami, ce frère
quand donc vous reverrais-je ?
ce jardin si secret
mon propre village
lyon – ma caravane, le soir
encore ces doutes qui m’assaillent
dans mon assiette
à chaque coup de fourchette
lyon – ma caravane
il traverse la rue
manque trois fois de tomber
l’aveugle trop pressé
lyon – d’une fenêtre amie”
pas à pas
nous avançons
pas à pas
et toujours l’un puis l’autre
dans la vie, la mort
dans la mort, la vie,
envahissant mon assiette,
les rêves de la nuit.
un tristesse profonde
nice – la cuisine grand-parentale
à la fenêtre chez mon père
mangeant des biscuits
un vol d‘étourneaux
nice, la cuisine paternelle
le soleil rase la rambarde
dans le ciel bleu
des mèches de mes cheveux
nice, un balcon ami
pluie sur le train à l’arrêt
dans cette belle première classe
je me sens seul
trajet sncf lyon-nice
Aujourd’hui j’avais pas le gout à grand chose,
alors j’ai enfin pris le temps de scanner une bonne vieille vieillerie !!
et avec grand plaisir même !!!
vous pouvez donc découvrir ou re, pour certains intimes,
L“histoire de l’idée de la page !!!
co-écrit avec hugo musella,
c’est ici que ça se passe : là !

démarrage sanglant d’une série de coups de
à l’encre noire, coagulée.
Noire comme l’atrabile qui parfois se balade en moi.
Et le blanc de la page, immaculée, malgré tout,
là où n’est pas le noir, reste blanche…
l’intime en maux d’ordre.
et la joie dans le sang.
régularité comme contrainte.
couic.
ici
cet hier jeudi soir,
me suis retrouvé dans une petite session de musiques improvisées libres.
Sessions qu’il faut savoir hebdomadaires, en caves aménagées, en friche artistiquée…
Du coup, j’ai pris encres, plumes, vieux pinceaux, brosse à dent et clou de 20 cm.
voici ci après le résultat…

en collaboration avec gaëlle Bauer qui nous a offert chacun un objet étrange à “customiser” : une bombe de graff de 40 cm de haut…


Le Kraken avance, mollement, dans les eaux glaciales de son morne quotidien… aujourd’hui trois strips, dans la section BD

et se ressemblent un peu quand on fait un site…
aujourd’hui la section BD est faite…
moi qui voulait m‘éloigner de l’ordinateur pour me concentrer sur,
justement, la réalisation de Joséphine…
Joséphine ? c’est dans la section BD…
mais, bon, l’outil fait la main, la main l’outil et l‘œuf, la poule…
je vais essayer aussi de prendre le jeu comme exercice, et l’exercice comme un jeu…
on verra bien…
en plus il se met à faire beau, alors je me lève tôt…
hasta luego…
avec un chiffon
et cette vieille bouteille d’huile de lin,
que je trouve parfois dans mes coudes,
le tiroir commence à avoir un aspect.
comme une commode,
une coiffeuse
ou une armoire,
ramenée d’emmaüs
qu’on brique
je sais à peu près ce que j’y mettrais,
mais d’abord,
le faire beau,
c’est mon seul meuble.